Le saviez-vous ?
Perdu ? Utilisez le plan du site pour vous repérer...
Seil la galère !!
 
En ce matin du dernier Dimanche de Juin 2009, nous décidons de rejoindre la
flotte de la manifestation Belle Plaisance entre Arcachon et la presqu’île du Cap Ferret.
Comme les bateaux ne doivent arriver que vers 13 heures, nous décidons d’aller
pique-niquer sur l’Ile aux Oiseaux en partant du Cap Ferret.
Le vent est bien soutenu de secteur Est, le soleil brille et il y a un peu de clapot, c’est une belle journée qui se prépare.
Skafaki est au près et tout marche bien. Nous voyons que nous allons croiser
une grosse vedette de la liaison Arcachon/Le Cap Ferret et nous abattons un peu car ces bateaux créent de grosses vagues de sillage et ne ralentissent jamais .
Nous n’abattons sûrement pas assez…Le Seil rentre dans la première et plus grosse vague qui recouvre entièrement le taud de protection de l’avant. L’eau se précipite dans le cockpit, inonde les deux équipières qui sont sur le banc de nage arrière, puis le caniche qui est dans son sac et enfin le sac du numérique réflex sous la barre… !
Nous avons quand même le temps de voir les touristes passagers de la vedette qui prennent des photos… Ce sont eux qui entendront nos injures et pas le pilote qui est enfermé dans sa cabine de « Traîne Sots » (pour rester poli !).
Nous repartons en pompant car l’eau clapote au près au ras du bord des planchers et nous faisons le bilan provisoire. L’appareil photo est à peine mouillé, pourtant
son sac est trempé, le pain est prêt à être remis au four, salé…, l’équipage est rincé, le chien affolé !
Nous arrivons quand même en une heure en vue des cabanes tchanquées sur
l’Ile aux Oiseaux, nous mouillons Skafaki assez loin car le jusant est commencé depuis une heure et nous cassons la croûte (si on peut dire çà avec du pain mouillé !) sur la plage à midi.
Comme pour l’abattée du matin, le mouillage n’est pas suffisamment éloigné. Le temps de réaliser et de courir jusqu’au bateau, il est sagement échoué sur le sable dans un reste d’eau et n’en bougera plus malgré l’aide de passants…
Nous devons attendre jusqu’à 19 heures pour pouvoir flotter à nouveau. Six
heures, c’est long sur une île dont nous ne pouvons même pas faire le tour à pied à cause des vasières et des parcs à huîtres. Nous réussissons à rejoindre l’un des petits villages de cabanes, mais cela n’occupe pas toute l’après-midi. Le soleil cogne et nous commençons à envier les propriétaires des bateaux habitables qui sont eux aussi échoués, mais sûrement volontairement et qui vident des bouteilles à l’abri des tauds…
Cet endroit est pourtant très beau et on le voit sur toutes les revues et cartes postales du Bassin d’Arcachon, mais nous, nous en avons marre ! D’autant que le vent s’est levé fort de l’Ouest et nous promet des bords carrés au près sur 7 miles entre les parcs à huîtres et contre un courant de 2 noeuds pour rentrer…heureusement, nous avons emmené le 2cv Honda pour aider dans le courant.
Au loin dans le chenal, nous voyons passer les voiliers du rassemblement qui rentrent sur Arcachon.
A l’heure prévue, Skafaki flotte suffisamment pour être un peu halé à la main,
le vent est complètement tombé et nous partons vers le Cap Ferret à travers les
anciens parcs à huîtres de l’île, au moteur, en slalomant entre les piquets, pour éviter un détour d’un bon mile. Au début, çà gratte un peu du côté de l’hélice sur les vieilles coquilles d’huîtres car le niveau est encore très bas, mais arrivés dans le chenal principal, nous mettons la risée Honda à fond sur une mer d’huile, contre un courant très fort.
A 21 heures, le moteur cale en panne d’essence à 100 mètres de la cale, dans un contre courant qui nous y porte en trois coups d’avirons.
Fin de l’histoire, mais pas des coups de soleil pour s’en souvenir !!

Seil le bonheur !!
 
Depuis le début de la saison, les quatre propriétaires de Seil autour de
Bordeaux avions envie d’aller un jour faire un tour au phare de Cordouan, à l’entrée de la Gironde, à cinq miles au large.
Après quelques échanges de mails, nous nous retrouvons à trois bateaux sur la cale du Verdon sur mer en ce 12 Juillet 2009.
Deux Seil, Bigorn à Hervé et Skafaki, et Azalaï, un Bay Raider à Jacques,
l’ancien propriétaire de La Réousse.
Nous sommes neuf équipiers répartis sur les trois bateaux, dont Richard, un Anglais qui vit dans le Médoc et qui veut tester le Seil.
Le temps est couvert mais le vent annoncé est maniable.
A 11 heures, les bateaux sont rapidement mis à l’eau sur la belle cale derrière
Port Médoc et le courant de jusant nous emporte tout de suite vers la pointe du Verdon où le plan d’eau commence à s’agiter à cause des courants contraires. Vent d’Ouest, nous sommes au près, cap sur la côte charentaise au Nord Ouest. Tout va bien, la grande houle du large commence à se faire sentir et la coque des bateaux disparaît dans les creux, vu notre position très basse.
Nous nous rendons compte que le courant nous pousse rapidement vers une
zone très agitée par des vagues déferlantes qui grondent dans un contre courant. Bigorn s’en est un peu trop approché mais il abat assez vite pour contourner cet endroit malsain…Nous savions que nous allions sur un plan d’eau difficile, certains y avaient déjà navigué sur des bateaux plus gros et chacun avait capelé sa brassière dès le départ.
Mais le Seil est vraiment bas sur l’eau et nous embarquons pas mal par l’avant
dans ces eaux agitées, parcourues par la houle qu’il faut escalader.
Mais au bout d’une heure, nous pouvons virer plein Sud vers la protection des bancs de sable qui s’étendent derrière le phare sur un mile. Bientôt, la mer se calme et nous marchons bien au près comme sur un lac derrière les bancs de plus de trois mètres de hauteur hérissés de bois flotté par endroits. Le phare pointe derrière les bancs contre un ciel sombre, c’est beau et sauvage.
Après deux heures de route, tenaillés par la faim, nous décidons de nous poser
sur le sable à un demi mille du phare. Comme d’habitude, les casse croûte jaillissent des sacs, les bouteilles aussi, c’est le bonheur dans cet environnement unique !
Après le repas, tout le monde part à pieds sur le banc pour le phare, je reste pour
surveiller les bateaux car le flot a commencé et les ancres ne tiendraient pas sur ce fond de sable dur.
Le retour vers Le Verdon se fait au portant et dans le sens du courant. Nous
traversons quelques zones de contre courants assez inquiétantes, mais il n’y a pas de déferlantes et nous arrivons à la cale en une heure.
Richard est enthousiasmé par le Seil et espère bien en acheter un d’occasion.
Que du bonheur !
 
Michel GUE, SKAFAKI, N°118