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La Corse, Marseille, Arcachon avec la Volta
By Thierry Warrion (première parution dans le bulletin de l'association #9 d'octobre 2002)
 
» AUTOUR DE LA CORSE
 
Deux séjours d’une dizaine de jours (été 97 /été 98) en Corse m’ont permis d’apprécier les qualités du Seil et son adéquation pour un programme intéressant de navigation familiale (avec 3 enfants en bas âge) à la journée.
Le transit vers la Corse en embarquant au départ de Marseillen n’a pas posé de problèmes particuliers (mis à part un tarif de traversée non négligeable du fait de la longueur de l’attelage !).
Dans cette partie de la Méditerranée, à la belle saison, les vents sont en général faibles le matin pour se renforcer de manière parfois imprévisibles l’après-midi. Les programmes de navigation prévoyaient en conséquence une petit séance d’aviron (1 à 2 heures maximum) le matin et un retour relativement tôt.
Même au cœur de l’été la plupart des cales sont accessibles et certains sites encore isolés (il vaut cependant mieux prévoir une mise à l’eau matinale). Néanmoins le nombre de cales est relativement faible et certaines sont difficilement utilisables. En voici donc décrites quelques unes.
 
     » Côté nord-ouest
 
Algajola 
(entre l’Île Rousse et Calvi) : ce n’est pas le plus joli site, mais après un séjour de 3 jours dans le désert des Agriates où il nous a été impossible de mettre le Seil à l’eau (pas de cale et pistes d’accès en très mauvais état) ce petit port peu encombré a permis d’effectuer notre première sortie en Méditerranée. Parking facile / site de plongée à proximité.
Calvi
Remarquable citadelle. Port peu fréquenté, mais cale très accessible, accès payant avec place de parking réservée dans l’enceinte du port . Petite sortie à l’aviron au pied de la citadelle.
Porto
Au fond du golfe, impraticable par fort vent/houle d’ouest. Vue sur les calanques de Piana, falaises rouges de 700 mètres tombant dans la mer. Petites criques isolées dans la partie nord du golfe et bien sûr Girolata, plus fréquenté, à 5 miles. Accès à la cale libre et parking un peu plus loin, encombré en plein été, route Calvi/Porto fréquentée très étroite et sinueuse.
 
     » Côté sud-est
 
Pinarellu
A 4 miles au nord de Porto-Vecchio, golfe bien abrité. L’île de Pinarellu offre un facile but de balade. Très belle vue sur les montagnes de l’arrière pays. Cale (accès payant ?) bien aménagée sur une belle plage, parking à proximité. Mouillage possible. Camping agréable à 5 km.
Golfe de Santa Manza 
A quelques miles au nord des Bouches de Bonifacio. Un de mes endroits préférés et sauvage. Nombreuse criques et petites calanques. Vaste golfe abrité mais bien exposé aux thermiques de l’après-midi. Petit port abri sans cale aménagée mais mise à l’eau possible sur la plage de sable dur (attention à l’ensablement), restaurant (paillote) en bord d’une petite plage. Très peu de monde en été.
Piantarella
Face à l’archipel des Lavezzi distant de 3 à 4 miles. Très belle navigation effectuée un matin avec un vent d’est établi qui nous a permis d’aller facilement jusqu’à l’île de Lavezzi dans un impressionnant dédale de roches (cimetière de la Sémillante). Arrêt sur l’îlot Ratino tout proche du rivage mais préservé. Attention aux régimes de vents thermiques qui peuvent être forts avec le courant et une mer qui se lève vite. Cale fréquentée avec beaucoup de navettes pour l’île Cavallo (parking – bien attacher sa remorque).
Bonifacio
Une cale au fond du port, très peu accessible, encombrée et sans parking, de fait nous ne l’avons pas utilisée.
 
Ces dix jours trop courts ne nous ont pas permis de tout découvrir, en particulier le Cap Corse qui est très sauvage (voire austère). La partie sud-ouest entre Bonifacio et le cap Senestrose est très découpée avec quelques abris (Tizzano), il me semble que les conditions de mer peuvent vite y être un peu fortes pour le Seil. A essayer également : une navigation au départ du golfe de Saint-Florent en direction du désert des Agriates, peut-être plus facile à atteindre par la mer…
 
» MARSEILLE
 
Comme disait Blaise Cendras « Marseille appartient à qui vient du large… ».
Avons laissé La Volta quelques jours au ponton visiteurs du vieux port (il faut négocier un peu), bien surveillé. Cale à proximité. Parking sur place mais encombré. Nombreuses possibilités de balades proches dans toute la rade de Marseille (île du Frioule – Vallon des Auffes ou… le vieux port tout simplement). Un peu plus loin après la Pointe Rouge, accès vers les calanques en passant devant les Goudes (port abri et cale) et Callelongue. Attention à l’état de la mer , aux mouvements des ferrys très rapides, sans parler du mistral bien évidemment !!!
 
» LE BASSIN D'ARCACHON
 
Vaste plan d’eau bien abrité avec en été des thermiques bien établis. Très fréquenté bien sûr, mais il reste beaucoup d’espaces isolés, accessibles avec très peu de tirant d’eau seulement (delta de la Leye – île aux oiseaux), ainsi que de très beaux ports ostréicoles comme Gujan-Mestras. Attention aux courants si l’on ne veut pas forcer sur les avirons en cas de panne de vent.
Le sur-fréquenté banc d’Arguin avec ses eaux claires et sable blanc semble un peu loin avec un clapot qui peut être fort l’après-midi.
Nombreuse cales de mise à l’eau (certaines bien cachées) et possibilité de mouillage dans les zones d’échouage bien abritées (parfois un peu vaseuses).
A signaler :
 
       
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Les Jacquets
Au début de la presqu’île du Cap-Ferret, juste après le camping des Viviers, petite cale (utilisée par un vendeur de bateau), accès 1h30 à 2h avant et après la pleine mer, très calme, mouillage sur place, parking également.
 
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Grand-Piquet
Grande cale, accès pratiquement à toutes les heures de marée, beaucoup de monde en saison.
 
Thierry Warrion