Le saviez-vous ?
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Plein-Seils 2001
Première parution dans le bulletin de l'association #7
 
     Nous sommes arrivés cette année chez nos amis bretons pour la quatrième édition du Plein-Seils après la Loire, l’Erdre et la Seine.
     La Belle de l’Aulne, détenteur du fameux trophée depuis deux ans, nous accueillait dans son fief à la cale de Pors Beac’h dans la baie de Daoulas pour le week-end de la Pentecôte (non Roger, ce n’est pas Douala mais Daoulas près de Brest…)
     Le soleil était au rendez-vous et Saumur aussi avec ses deux équipages de quatre valeureux irrésistibles du CVS. A l’arrivée nous retrouvons notre ami Pascal et tous les autres habitués venus de partout. Au total une cinquantaine de personnes et quatorze Seils.
     Cette année est un peu différente des autres fois. Nous resterons sur place deux nuits au camping municipal ouvert spécialement pour nous en avance sur la saison et pour cette occasion.
     Le samedi après-midi un petit vent sympa nous fait flâner à la découverte de la baie de Daoulas (non Roger, Daoulas, pas Douala…) et nous mettre en contact avec les courants de marée.
     Retour à la cale et direction le camping pour le montage des tentes avant un bon repas. La Campigny coule à flot à la grande joie de tous nos amis retrouvés.
     Le dimanche était prévu pour rallier Landevenec et la remontée de l’Aulne. Malheureusement le matin est plutôt du genre pétole et qui dit pétole plus courant inverse dit recul : ce qui vaudra un DNF pour 11 d’entre nous.
     Mais pour les Saumurois le moral est bon. Sur le coup des 13h30, la faim nous tenaillant les entrailles nous décidons d’un commun accord de jeter l’ancre et de pique-niquer au milieu de l’eau ; depuis le temps qu’on salivait sur notre bouteille de Champigny bien au frais au fond du bateau ! Tant pis pour la suite.
     Une armada de 5 Seils en déroute est remontée tirée par la sécu, un Cherokee équipé d’un 40 CV, pour récupérer les autres arrivés tant bien que mal à la rame, à la nage peut-être (ça on ne sait pas) au sillon des Anglais. Bon finalement on n’a pas perdu tellement de temps, certains sont en train de commencer à manger. Mais le temps nous manque pour faire la suite prévue, c’est à dire la visite du village et de l’ancienne abbaye de Landevenec. Il faut penser à revenir et ne pas miser sur ce foutu courant qui est toujours contraire à ce que l’on veut faire.
     Le retour se fera en deux manches. La première libre, en voile ou aviron, jusqu’à la pointe et la deuxième, à la voile car en principe on devrait récupérer du vent (mais non Roger c’n’est pas si nul que ça… y’a du courant, bah y’a du courant, faut faire avec…)
     Retour au camping et grillades à volonté nous réconfortent pour la nuit prévue un peu plus fraîche que la veille c’est à dire aux alentour de 9°C. (bah oui c’est pas Douala…)
     Le lundi matin est réservé à l’assemblée générale de l’association et l’après-midi nous avons droit à trois manches à la voile devant la cale avec juste ce qu’il faut de vent et un petit courant pour assaisonner l’affaire. Et là il faut dire qu’il y a des ruses de coyotes ou plutôt de Breton à respecter. Petit à petit les équipages ont fini pas comprendre qu’il fallait comme Belle de l’Aulne rester sur le bord et se faufiler entre les bateaux et les barges ancrés le long de la côte.
     Les résultats finaux ont été proclamés solennellement avant de se séparer. Cette année encore, le trophée restera aux mains de Belle de l’aulne.
     Et qui c’est qui dit qu’il pleut toujours en Bretagne ? C’est pas vrai, on a eu du soleil pendant trois jours, vu les tronches que l’on avait au retour et il n’y avait pas que le Champigny de Marcel.
     Alors prêt à repartir l’année prochaine pour de nouvelles aventures.
 
Jean-Jacques et la joyeuse équipe du Club de Voile Saumurois