Le saviez-vous ?
Proposez vos photos et vos récits dans la rubrique Contacts.
Ça y est, on est le 7 juin, il faut y aller ! On l’a voulu, alors il faut assumer ce rassemblement de bons copains, ce rassemblement de Seil qui arrivent de partout, du nord, de l’Est, de Bretagne et d’ailleurs.
Tout est dans la voiture, la liste est toute barrée, il ne manque rien ou presque. Direction Locmiquélic, là où Danielle, Nathalie et Jean-Loup sont déjà installés. Ils sont peut-être sur la cale et accueillent déjà les premiers arrivants, les premiers participants. Il ne faut donc pas trainer, tu l’as voulu, il faut avancer. On a rendez-vous avec Hélène qui vient avec Stéphane son fils, alors on y sera. Un petit passage à la capitainerie pour récupérer la clef du vieux camping et déjà le téléphone sonne. Pourtant on n’est pas en retard et le camping de Riantec n’est pas encore ouvert. Alors tout en respectant les limitations de vitesse, on roule vers ce vieux camping où il est interdit de camper et où ne pourront rester que les remorques et les voitures.
Le temps de dételer la remorque avec son Seil n°12 et nous nous rapprochons de Riantec et de son camping avec piscine que nous ne verrons jamais. En route nous croisons un convoi de voitures, fourgons et surtout de canots voiles avirons qui se dirige vers Pen Mané. Les participants arrivent mais ceux-là ne sont pas du Plein Seil, ils font partie du club de Rezé qui met très rapidement à l’eau et file dans la foulée vers Hennebont. Pour nous, il faudra patienter jusqu’à 14h00, les participants du Plein Seil arrivent eux aussi, mais de toute la France.
Le temps de déposer les affaires dans le chalet et nous sommes de retour pour voir le groupe de Rezé s’éloigner vers Hennebont où ils déjeuneront sous le chapiteau de l’APPH (association des pêcheurs plaisanciers d’Hennebont) dont fait partie Pascal, notre Saint Bernard des mers.
Pendant ce temps-là, nous accueillons Seil après Seil, Nathalie avec son badge ASSEIL reçoit les uns et les autres avec le sourire. Petit à petit le groupe s’agrandit, les Seil s’amarrent aux pontons de Pen Mané et le long de la cale:
« Fleur de Seil », « Petit Bout Gnaé », « Marara », « Quat Seil », « Chamalie », « Elven », « Les 2 Seil Tic », « Seil Bonheur », « Chevalier gambette », « Domino », « Rêve bleu », « Monette », « Dabber Ben », « Dossen »………ils sont tous là.
Le club de Carquefou nous fait un démarrage sur cale à faire fondre un embrayage, l’odeur de fumée passée, le Seil est à l’eau. Il ne nous reste plus qu’à pique-niquer sur l’herbe dans le vieux camping, sur la cale en plein soleil qui brille de tous ses rayons, c’est l’essentiel. Enfin le moment tant attendu est arrivé, 14h00, sur le bord de la cale nous débriefons sur le week-end, sur l’après-midi, sur la sécurité. Après avoir récupéré les énormes bouées de régate prêtées par le club nautique dont fait partie David, j’embarque avec Hugo sur le zodiac de Jean-Philippe et le Chris 2 de Pascal. Bien vite les Seil s’éloignent du quai et s’élancent vers le pont du Bonhomme sur le Blavet. Vent arrière la flottille avance et s’étire sur 500 mètres.
Ça devient dur pour la sécu de faire le grand écart. Les premiers atteignent le pont et croisent les canots du club de Rezé et des Minahouets qui remontent vers Locmiquélic. Mais nous sommes là pour naviguer en flottille Plein Seil, voir le cimetière des bateaux, là où reposent les derniers Thoniers à voiles de l'île de Groix et voir le beau château de Locquenolé. Ce domaine planté dans un écran de verdure propose une hôtellerie de tradition, une cuisine créative et raffinée et un ponton de débarquement, pour le prix modique de 376 Euros pour une suite et 48 Euros pour le repas. Bon ! Arrêtons de rêver, ce soir c’est galettes saucisses et chalet au camping de Riantec.
Le coup de corne du Chris 2 marque la fin de la récré, le temps du regroupement de la flottille et du retour a sonné. Les bords se succèdent devant le club nautique de Kervignac, entrecoupés de bagarre aux canons à eau. Le Seil 46 semble avoir prévu le coup et se protège avec des boucliers fabrication maison. Mais qu’ils remontent vite ces petits bateaux ! A peine a-t-on le temps de mettre en place les bouées de parcours qu’ils sont déjà là. Bon Claude ! Il faut assurer un départ, à peine le temps de réviser les procédures de départ et c’est parti. Le président nous fait un franchissement de ligne dont il a le secret et malgré un rappel de deux coups de corne, il continue. Mais ici ! Pas de réclamation et encore moins de rappel, on est là pour s’amuser, alors les chevaux sont lancés, le tour est vite bouclé. Un coup de corne salue chaque arrivée et il nous reste à rejoindre le port de Locmiquélic où Danielle s’apprête à recevoir les clubs de Rezé, des Minahouets et de l’As Seil.
Un petit tour au camping pour une douche bien méritée et nous nous retrouvons dans une bonne ambiance autour des galettes saucisses. Le staf logistique ayant prévu beaucoup de saucisses, Nathalie relance la consommation en poussant les convives vers les barbecues. Chacun échange ses expériences de navigation, le président du club de Rezé remet un tee shirt à chouchou, le nôtre de président. La nuit sera plus difficile, les champions de volley font la fête et la font toute la nuit. Danielle fatiguée n’aura pas le courage de déménager.
Le dimanche nous nous retrouvons au CNML pour le débriefing de la journée. Aujourd’hui c’est hors de la rade que nous allons et les avirons seront de la fête, la sortie sera musclée et à contre-courant. Mais tout se passe bien, pas de retardataire, sauf le Dabber Ben qui va moins vite que les Seil. Même sur le Chris 2 c’est plus facile, nous avons abandonné les énormes bouées de parcours et sommes obligés de jongler avec la petite bouée orange. Seule une hésitation de Jean Philippe sur le chenal de la petite passe a rallongé un peu le parcours. A peine avons-nous mouillé la bouée et la vedette que déjà les canots passent devant nous et annoncent leur numéro tout en se dégageant vers la plage de Toulhars pendant que le courrier de Groix embouque la grande passe.
L’épreuve à l’aviron terminée, il faut avancer, d’autres épreuves nous attendent « voiles », « voiles/avirons », « avirons », « godilles ». Alors nous nous dirigeons vers Lomener et par manque de vent vers la presqu’île de Gâvres. Un pétrolier précédé de son bateau pilote et deux chalutiers croisent la flottille. Pascal veille à la sécurité du groupe et s’interpose, prend la VHF et échange avec les bateaux. Un merci par-ci, un appel par-là, la VHF crépite d’informations et de messages, un bateau s’est retourné sur la barre d’Etel, on ne plaisante pas.
Midi approchant nous reprenons contact avec le port de Gâvres, il nous attendait hier, mais est heureux de nous accueillir aujourd’hui. La plage à droite juste après le port ouvre ses bras aux participants qui viennent beacher sur le sable chaud. Les sanitaires sont ouverts, les bouteilles sont de sortie, le soleil brille, la virée semble réussie. Les jeunes se jettent à l’eau, l’ambiance est au jeu et à la rigolade. 14h00, nouveau débriefing, la marée change de sens, il va falloir penser à rentrer. Alors on tire un bord dans la petite mer de Gâvres et on embouque les passes, on glisse sur l’eau à la voile et à l’aviron. On contourne la citadelle dans un courant contraire et léger. Tout le monde passe et vient s’échouer sur la plage devant Port Louis.
Cette après-midi c’est chasse à l’image, chasse aux questions et à l’histoire de l’épervier qui débarqua ici-même en image, comme les questions. Juste le temps de se frôler à l’histoire et nous voilà repartis. Le vent fraichit, quelle belle fin d’après-midi ! Le franchissement de la ligne de départ à l’aviron se fait travers au vent. Première bouée de dégagement et la flottille remonte vers Locmiquélic toutes voiles dehors. La vedette a tout juste le temps de poser la ligne d’arrivée que déjà le Seil 46 la franchit, en digne vainqueur de cette manche aviron/voile.
Il est 17h00, nous en avons fini des épreuves, il est temps de se retrouver autour d’une table pour l’assemblée générale. Alors on remonte une dernière fois entre le ponton B et le ponton C. Certaine en profite pour se rafraichir dans l’eau du port, la Saône ce n’est pas la mer, il faut en profiter. Les Seil 102 et 109 sortent des pare-battages de paquebot, il ne faudrait surtout pas abimer les beaux vernis.
Les Seil ont fait sensation dans ce petit port du Morbihan. La discussion navigue entre le bilan du Plein Seil 2013, le rapport du président, celui très attendu de la trésorière. On évoque le Plein Seil 2015, peut-être à Nantes, l’évolution du Plein Seil avec d’autres canots, Minahouëts, Ilur, Drascombe...etc. Mais déjà Mémé Patates est là, alors place à la fête, place à la distraction. Nous mangeons de bon appétit, la mer ça creuse. Les jeunes jouent au ballon, l’ambiance est à la musique et à la danse. Ici tout le monde trouve sa place, les fêtards dehors sous l’auvent, les plus calmes à l’intérieur dans le salon. Danielle veille sur ses ouailles et sur leur approvisionnement. La soirée s’éternise, on aimerait bien rester là.
Le matin du dernier jour a sonné. Les voitures rejoignent le vieux camping et les remorques. Nous reprenons la mer vers la cité de la voile « Eric Tabarly », vers l’ancienne base des sous-marins, vers le port de la course au large. Le peu de vent incite certains à faire demi-tour et à anticiper leur retour. Les plus téméraires persistent et s’engagent le long des pontons qui mène au Pen Duick 1 (La mésange noir en français). Le plein des sécu effectué, il nous faut retourner à Pen Mané, au point de départ de ce Plein Seil, de ce Plein Soleil. Les sorties d’eau sont rapides et ce qui reste de la flottille se retrouve au vieux camping pour un dernier pique-nique entre amis, pour un dernier moment de convivialité. Mais le temps du retour a bien sonné, les destinations sont multiples, Rennes, Lyon, Droyes, Redon, Brest...
On se reverra peut-être l’année prochaine, pour une nouveau Plein Seil qu’on espère comme celui-ci, plein de soleil.

Claude ALLANIC