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Plein-Seils 2005 sur l'Aber Wrac'h

En arrivant au port de Paluden on est surpris par la beauté du site. Ce petit port composé de trois quais soutenant une plate-forme rectangulaire et d’une longue, très longue cale, est situé au fond de l’aber. C’est un petit port breton classique que fréquentaient les boutres caboteurs, appelés parfois chasses-marée, au temps où le transport par voie maritime n’avait pas été concurrencé par le chemin de fer. L’ensemble a fière allure, les hautes rives boisées, la rivière qui s’en va de chaque côté, le Club nautique de Paluden en face avec son bout de quai et sa propre cale. Il faut une minute d’attention pour comprendre où est la mer car une courbe accentuée de la rivière nous cache son embouchure.

Ils sont bien là les Seils attendus, les uns déjà à l’eau le long de la cale, d’autres encore sur le quai, un ou deux en cours de mise à l’eau. La flottille est composée de fidèles du Plein-Seils et de Finistériens. On est moins nombreux cette année car le lundi de Pentecôte n’est pas chômé pour tout le monde. Embrassades de retrouvailles, présentation des nouveaux. Quand Pascal et François arrivent la flottille est déjà presque à flot et c’est « en mer » que se fera le topo avec les consignes de sécurité. Les neuf bateaux, huit Seils et Rêve bleu, notre fidèle Ilur, commencent à descendre la rivière au près. Cinq cents mètres plus loin, après le virage, le paysage change et on aperçoit l’enfilade de l’aber jusqu’à la mer. Une petit régate bien organisée comme d’habitude par Pascal et on se retrouve au port de l’Aber Wrac’h, vaste mouillage, escale bien connue des navigateurs de la Manche. On dépasse un peu le port et juste après la tour babord on aperçoit une plage très accueillante sur laquelle bientôt tout le monde accoste. En montant un peu sur le rivage on profite d’une belle vue sur l’estuaire, avant-goût de ce que doit nous réserver l’île de Stagadon qu’on doit visiter demain. Quitter cette plage, au près, pose quelques petit soucis à certains de ceux qui décident de partir à la voile mais bientôt tout le monde se retrouve dans le chenal pour un retour tranquille au portant. A Paluden les chefs de bord vont amarrer leur bateau à la ligne de mouillage où des places ont été réservées pour les Seils.


On est là à 20 heures pour l’apéro au club et déjà le barbecue fume et Nathalie s’active pour préparer son dîner breton. L’ambiance est chaleureuse (kir aidant) et tout le monde déguste les galettes-saucisses et crêpes-confiture sur la terrasse du club en contemplant dans le soir la rivière et les Seils bien tranquilles au mouillage.


Le lendemain dimanche, tous les équipages sont là, bien équipés, bottes, cirés haut et bas, car on annonce de la pluie. On parle beaucoup de l’île Stagadon : le temps permettra-t-il d’y arriver ? On descend la rivière en faisant des manches de régates et nous voilà à hauteur du port de l’Aber Wrac’h pour découvrir qu’il ne pleut pas, qu’il n’y a pas de clapot et qu’on est bien parti pour l’île de Stagadon.

On l’atteindra pour l’heure du pique-nique après une courte navigation sur des hauts-fonds dont on peut admirer les couleurs grâce à la clarté de l’eau. Les équipages y débarquent sur la plage, vaste plage exposée est, bien à l’abri. Les chefs de bord vont mouiller les bateaux un peu plus loin pour qu’ils puissent encore flotter à l’heure du retour. L’eau est d’une couleur extraordinaire, digne d’un lagon polynésien. On installe le pique-nique sur une grande table qui semble là exprès pour nous et nous passons deux heures sur cette île comme dans un rêve. Certes il ne fait pas soleil, il ne fait pas chaud mais ce décor de sable, de mer et de rochers, cette ambiance maritime enivrent un peu les équipages qui se félicitent bien sûr d’être là.


Retour avec le soleil et une longue halte au café de la capitainerie du port de l’Aber Wrac’h.

Le dîner dans les locaux du club est plus classique que la veille mais pas moins chaleureux. On ne manquera pas la traditionnelle présentation des bateaux et des équipages. Enfin un assemblée générale un peu houleuse mais le président contrôle la situation et les équipages iront bientôt se coucher.

La remontée de la rivière le troisième jour n’est pas décevante. Certes la flottille est un peu décimée – il reste quatre bateaux – mais le soleil est là et les paysages à la hauteur. Paysages très différents des jours précédents, plus calmes, plus champêtres. Pique-nique au Pont du Diable qu’il est imprudent de franchir si on veut ramener les bateaux dans l’après-midi. Retour à Paluden et adieux un peu intimes vu le nombre de présents.

Tous les participant reconnaissent avoir vécu un beau, très beau Plein-Seils mais regrettent que les errements sur le statut du lundi de Pentecôte n’aient pas permis à plus d’équipages d’en profiter. Vive le Plein-Seils 2006 !

Ah j’oubliais ! La voile bleue, le fameux trophée des Plein-Seils ? Et bien il reste entre les mains de l’équipage de P’tit Bout Gnae, [victoire partagée en points avec l'équipage de Rêve Bleu]. Bravo.


Armel Thibaud