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Le 11 juin 2011
Bigorn aux 400 ans du phare de Cordouan
 
L'aventure a démarré dans la voiture d'Hervé qui transportait l'équipage et Bigorn de Bordeaux à Port Médoc. En effet, les conversations se sont vite orientées vers le voyage : Népal, Guyane, Australie...; Caroline et Catherine ont partagé leurs souvenirs respectifs du Tour des Annapurna et Greg et Hervé muet comme des carpes, les ont suivies dans les forêts et les cabanes perchées du Costa Rica.
A l'arrivée à Port Médoc, chacun se sentait prêt pour la traversée jusqu'au phare.
Tout l'équipage a écouté avec beaucoup d'attention les instructions du capitaine avant la mise à l'eau et Bigorn s'est élancé dans l'estuaire dans des conditions météorologiques que la pluie bordelaise du matin ne laissait pas soupçonner.
Le soleil et d'excellentes conditions de navigation étaient au rendez-vous, WINDGURU avait vu juste.
La route vers le phare, depuis la pointe de grave, nécessite de se positionner en pleine mer avant de bifurquer en ligne droite, cap vers Cordouan. Bigorn a donc navigué entre les bateaux venant de la Pointe de grave et ceux venant de Royan et convergeant à bonne distance vers le phare, bien visible à l'horizon.
Pourtant plus on l'approche, plus ce phare joue à cache-cache derrière le 1er banc de sable qu'il faut contourner.
Tout d'un coup Bigorn s'est retrouvé dans une joyeuse mêlée de bateaux de tous styles et de toutes couleurs, tous pressés d'atteindre le phare.
L'ambiance était plus posée à l'arrivée parmi les bateaux ayant déjà jeté l'ancre; Bigorn a été chaleureusement salué par l'équipage du bateau 'Phares et balises' et a été désigné : le plus beau bateau! Il s'est ensuite approché du phare pour le saluer, l'admirer et lui souhaiter un Bon anniversaire. Ce magnifique ouvrage, imperturbable, décoré de drapeaux rouges pour l'occasion a-t-il été ému de cette manifestation?
Le capitaine a jeté l'ancre et l'équipe a pris une collation bien méritée (surtout le capitaine qui a assuré seul la manœuvre).
Puis l'équipe a mis pied à terre et s'est retrouvée tout d'un coup au XVIIè siècle, accueillie par les îliens? en costume d'époque. Quelle étrange sensation, quels mélanges improbables! Tout d'abord: le cadre avec un seul repère fort et ancré : le phare car les pieds avançaient sur une mélange éphémère de sable et d'eau. Le ciel faisait apparaître des ailes d'oiseaux, des volutes de fumée, des dessins variés comme si un peintre peignait et repeignait sa toile laissant apparaître de temps en temps des rayons de soleil. Les chars à voile côtoyaient les Kite surfeurs dont les toiles se mélangeaient à celles des cerfs-volants. Tout ceci était orchestré par un maître de cérémonie un peu étrange.
Puis des tentes ont été montées, des tables ont été installées, des douzaines d'huîtres ont été ouvertes pour un repas prévu à 19h15. En attendant, des comédiens (des clowns?) ont, avec quelques cartons et une planche, provoqué les éclats de rire des enfants.
Le capitaine avait programmé le départ de Cordouan à 19h, horaire respecté.
Les conditions de navigation du retour se sont révélées, en raison notamment de la fin de marée descendante, un peu plus agitées que les conditions du voyage aller.
Bigorn a du surfer sur les vagues de l'estuaire, Greg était en position de surfeur sur le bateau. Quelques beaux creux faisaient craindre que l'avant de Bigorn entre dans une vague qui nous aurait inondés. Tout s'est bien passé. Quel talent Hervé! qui avait coiffé une belle casquette trouvée dans la mer, couvre-chef qui maintenait "la CPU du capitaine au frais".
Un petit soulagement quand même lorsque Bigorn a passé la pointe de grave.
Un après-midi de bonheur.
Merci Capitaine, merci Bigorn et longue vie au phare.