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Rando Savoyarde

Les équipages :



  • P’tit Bout Gnaé (Mougel)
    Fabienne et Marc,
    Juliette et David
  • Rêve bleu (Priet)
    Anne-Marie et Luc

Retrouvailles le lundi 31 juillet à 18h15 au camping de Yenne (73) sous une pluie d’orage (dommage : la bouteille de cidre fut frappée par la foudre).

Mardi 1er août



Lever 8h, petit déj, rangement des tentes et du bazar, départ du camping 10h20 vers Massignieu où les bateaux sont mis à l’eau.

Pique-nique dans le superbe salon de camping des Mougels.

Embarquement à 14h sur le canal du Rhône direction l’écluse de Chanaz face du vent arrière, puis plus de vent, puis de face… Bref, voiles affalées et bois mort activé.

Passage de l’écluse vers 17h (éclusier sympa, dénivelé de 4,00m environ, pas besoin de coucher les mats pour passer sous le pont).

Changement de décor : du canal calibré mais déserté bien que la vue des montagnes environnantes (Gd Colombier, Mont du Chat…) soit superbe, on passe au vieux Rhône puis au canal de Savière boisé, touristique à la godille au milieu des bateaux à moteur.

Traversée de Chanaz pittoresque (à faire de préférence en semaine car surpeuplé le week-end). Bonne boulangerie à Chanaz, camping sur le port.
Courant marqué sur le canal en direction du lac.

Bivouac à environ 3km de Chanaz. Montage des tentes sur les bateaux (problématique sur le Seil, en 2 secondes sur l’Ilur).

Repas couscous sur la berge en compagnie des moustiques.

En principe, observation des castors en nocturne…

Mercredi 2 août



19h36   Petite crique pile poil pour un Seil et un Ilur à l’abri des vagues et du vent sur la côte sauvage. Les rochers troués offrent de bons points d’amarrage et une racine opportune un excellent ancrage.

Petit retour en arrière... Parti ce matin à l’aube blême vers 10h30 après avoir vu des castors la veille au soir, des dégâts de castor et des biches ce matin.

Une fin de canal très jolie, toujours à la godille, le courant dans le draboneg.

Petite halte au port de Portout. Il y a juste de l’eau et des poubelles dont certaines à moteur. Six mats seulement dans le bassin dont 2 en bois…

L’arrivée sur le lac au travers de la roselière vaut vraiment le coup d’œil. Le paysage se découvre peu à peu, vaste étendue d’eau encadrée par les montagnes. Les détails sont perceptibles à plusieurs kilomètres.


La voile est hissée à la sortie du canal, direction Conjux et le port de la Chatière.

11h50   Renseignements pris, nous migrons à la godille à gauche de la plage après l’emplacement réservé à la baignade où nous débarquons.

Pique-nique à l’ombre puis baignade suivie d’une douche froide anti-puce à canard.

15h      départ à la voile. Pétole NW suivie d’un vent très très irrégulier de secteur globalement SE avec quelques risées appuyées.

Entre Conjux et St Gildas, puis entre St Gildas et les grottes nous repérons de loin plusieurs emplacements potentiels de cabanage (les grottes de Raphaël semblent à éviter car assez poussiéreuses)

16h30   Petite halte à l’embarcadère de la Voûte pour le goûter.

Passage sous l’abbaye royale de Hautecombe, monument dont la beauté n’a d’égale que celle de ses échafaudages et de sa grue de chantier.

Un peu plus au sud, une petite anse nous a tendu les bras et nous nous sommes arrêtés.

Jeudi 3 août



La fumée produite par le feu concocté par Luc a attiré d’autres nuées bien moins sympathiques.

Pluie continue de minuit à 8-9h du matin avec des niveaux de précipitations parfois importants.

La tente du Seil a globalement tenu le coup (quelques fuites du côté avant bâbord) et l’Ilur a tranquillement accumulé 110l d’eau dans les fonds. Déjeuner à bord pour Anne-Marie et Luc, sur terre pour l’équipage de P’tit Bout Gnaé.

Profitant d’une éclaircie, pliage mouillé et départ vers le sud en longeant la côte ouest dite sauvage.

Après une petite navigation atterrissage sur une plage de sable de très gros calibre. Le soleil qui perce incite à étaler la tente mouillée du Seil quelques instants seulement, le temps qu’une averse nous rassemble sous l’abri monté par Luc (merci Décathlon).

Départ après le repas et navigation tranquille dans des vents évanescents et sous un ciel toujours plus menaçant jusqu’au port de Bourdeau. Très joli petit enclos à bateaux, protégé par une double digue, havre à pêcheurs.

Nous restons à l’abri pendant un grain marqué qui voit le plan d’eau déserté de tout voilier. Ça moutonne fort et nous sommes bien contents d’être au port.

Après une attente un peu anxieuse, le vent (et la pluie) se calme et nous décidons de repartir pour retrouver notre abri de la nuit précédente car la météo n’étant pas terrible, nous n’avons rien vu de mieux.

Une remontée au près dans un temps à grains pluvieux, quelques rafales, des moments sans vent… Pénible et froid, long et laborieux.

L’Ilur a gagné la manche avec une option centre du lac payante. Le Seil, après avoir pris un ris accroché qui a poussé on ne sait comment au ras de l’eau le long d’une tombée de roche, après avoir sanglé les gilets, est arrivé avec ¼ d’heure de délai.

Le temps pour Luc de tenter un feu avec du bois bien humide… Expérience réussie à force de persévérance et de souffle ! Malheureusement, à peine installés, les tentes juste montées, la flotte se met de la partie et nous passons le reste de la soirée sous le TARP à contempler de loin un feu résistant vaillamment à la pluie mais dont nous ne pouvons profiter de la chaleur.

Moral en baisse pour la troupe même si, fort heureusement, tous n’étaient pas touchés en même temps par le spleen aquatique.

Couchage sous la flotte, bâchage de la tente du Seil et gonflage nocturne du matelas de l’Ilur.

Vendredi 4 août



Abolition des privilèges… Il ne sera pas dit que le beau temps est réservé aux canots voile aviron.

Un mot pour résumer cette journée : FLOTTE

Il faut y rajouter le vent qui a viré au sud et a rendu notre abri assez inconfortable. Pour le retour vers Conjux, il s’est cependant avéré assez régulier.

La nuit a été meilleure que la précédente malgré les averses (nombreuses) et le clapot qui nous a un peu chahuté.

Les averses se sont poursuivies pendant le démontage et le voyage de retour jusqu’à Conjux, sous un vent somme toute assez régulier (comme la pluie…). Arrivée vers 12h dans le port.

Trempés guenés comme des soupes, cirés en vrac, de l’eau à fond de cale et de caleçon !

Une soupe prise sur l’Ilur sous le TARP (merci à Luc pour l’adaptation réussie  à l’Ilur – heu… tu pourrais pas y rajouter un chauffage ?). Repas au « sec » (c'est-à-dire sans eau venant du dessus).

Récupération des remorques et sortir de l’eau… sous la flotte…

En dix ans de navigation et de randonnées nautiques, c’est la première fois qu’on a vécu et plié dans de telles conditions. Il en fallait bien une. Heureusement tout finit par sécher.

BILAN



Un site très intéressant pour une randonnée d’au moins 4 jours et sans doute 5.

Plusieurs possibilités de bivouac sur le canal et la côte sauvage.

Un panorama superbe et certainement des possibilités de visite : abbaye de Hautecombe, châteaux, Aix, Bourdeau…

Météo :



Il est prudent de se méfier de La Traverse, vent thermique soufflant de manière imprévisible et parfois avec violence sur les rives sud du lac. Ce vent d'ouest passe au dessus de la montagne du Chat en fin d'après-midi et traverse le lac - d'où son nom - en surprenant navigateurs et véliplanchistes. (Encyclopédie Wikipédia). Nous n’avons pas pu en savoir beaucoup plus sinon qu’il semble être précédé par un amoncellement de nuages sur la dent du Chat, nuage qui se soulève de la montagne au moment de l’établissement du vent (renseignement recueilli auprès d’un artisan voileux à Le Châtelard).

Le site montagnard crée de nombreuses turbulences notamment près de la côte sauvage très abrupte. Le vent est donc très irrégulier en direction et en force.

En cas de météo incertaine, ça peut vite devenir pénible car la pluie est forte (on est plutôt dans des averses de type grain ou orage) et le vent irrégulier.


Anne-Marie et Luc Priet (Rêve Bleu)
Fabienne, Marc, Juliette et David (P'tit Bout Gnaé)